2008 < Habituellement, Rafael Nadal a la recette pour faire briller ses adversaires mais pour ne pas leur laisser la victoire. Il l'a confirmé lors de ses trois magnifiques victoires au Queen's, Wimbledon et Pékin (Jeux), laissant en revanche Roger Federer dans l'ombre sur terre (à Monte-Carlo, Hambourg et Roland-Garros). Il a aussi laissé échapper quelques perles où l'opposition de style était idéale. La défaite face à Tsonga à Melbourne a marqué tout le monde. Le Français y a porté son jeu à incandescence atteignant un niveau de jeu rarement vu dans l'histoire du jeu. A Madrid, le Majorquin a laissé Gilles Simon reprendre le fil d'un match intense et déroutant. A l'US Open, lors de son duel haché par la pluie contre Andy Murray, en demi-finale, il a subi le timing parfait de l'Ecossais.
2008 < Un exemple emblématique permet de situer l'effort général sur le circuit ATP : celui de Rafael Nadal. En début de saison, l'Espanol a connu une période d'adaptation remarquée avec quelques raclées étonnantes prises au passage. Une raison majeure : sa volonté d'écourter les échanges en se projetant plus souvent vers l'avant. Ce que Roger Federer avait déjà amorcé l'an passé est devenu la règle de base du circuit. Pour progresser, il faut progresser "territorialement" sur le court. "Aller de l'avant" c'est donc le leitmotiv de la plupart des joueurs et des techniciens interrogés lors de l'intersaison
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